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Conference
"Place du monitoring en pratique clinique" Pr. Christine Katlama (biography) French - 2003-03-17 - 42 minutes
Summary : Les antirétroviraux (ARV), selon leurs concentrations plasmatiques, ont des effets sur la charge virale, et des effets secondaires qui conditionnent leur tolérance. Les concentrations peuvent varier inter et intra-individuellement, lors d’interactions médicamenteuses et en fonction des comorbidités. Le Pr C.Katlama explique quand les doser, en pratique :
- À l’initiation d’un traitement, à certaines conditions (cf. le rapport Delfraissy)
- Pour simplifier un traitement en augmentant éventuellement la performance pharmacologique (ex. IDV 800mg tid versus RTV/IDV 100/4004mg bid)
- Pour comprendre une intolérance et ajuster les posologies (ex. Indinavir – étude de C.Lamotte et G.Peytavin) (Stratégie d’ajustement des doses des IPs selon la Cmin)
- Pour aider à gérer les situations d’échec : comprendre l’échec et agir en conséquence. Le concept de Quotient Inhibiteur est intéressant. C’est un paramètre qui relie l’exposition à un antirétroviral et la sensibilité à l’antirétroviral : QI = Cmin/phénotype. Plus le QI est élevé, meilleure est la réponse virologique de l’ARV. Il permet de comparer les différents ARV (IP) entre eux. C’est un paramètre individualisé. Il est utile en situation d’échec. Cependant, il n’est pas standardisé, son coût reste élevé, et il n’est pas encore disponible en routine.
- En cas de co-infection, le risque de toxicité médicamenteuse est plus élevé. Les dosages s’imposent.
Au total, le monitoring des concentrations plasmatiques représente une aide précieuse dans les situations complexes. Il est alors pertinent de jouer sur les concentrations et les interactions favorables entre les ARV pour surmonter un certain niveau de résistance (importance du QI). Il est nécessaire d’évaluer rigoureusement les QI dans les études d’intervention en situation d’échec.
Learning objectives : Après avoir visionné cette conférence :
- Le médecin saura utiliser les particularités pharmacologiques, et notamment les concentrations plasmatiques, des antirétroviraux afin d’améliorer leur efficacité en cas d’échec, d’interactions médicamenteuses, d’intolérance ou de co-infections.
- Il connaîtra en particulier le concept de quotient inhibiteur, et son utilité en situation d’échec virologique.
Bibliographic references : AIDS 2003 Jan 24;17(2):209-14
Efficacy of a twice-daily antiretroviral regimen containing 100 mg ritonavir/400 mg indinavir in HIV-infected patients.
Ghosn J, Lamotte C, Ait-Mohand H, Wirden M, Agher R, Schneider L, Bricaire F, Duvivier C, Calvez V, Peytavin G, Katlama C. http://www.aidsonline.com/article.asp?ISSN=0269-9370&VOL=17&ISS=2&PAGE=209
Antimicrob Agents Chemother 2003 Feb;47(2):594-600
Genotypic inhibitory quotient as predictor of virological response to ritonavir-amprenavir in human immunodeficiency virus type 1 protease inhibitor-experienced patients.
Marcelin AG, Lamotte C, Delaugerre C, Ktorza N, Ait Mohand H, Cacace R, Bonmarchand M, Wirden M, Simon A, Bossi P, Bricaire F, Costagliola D, Katlama C, Peytavin G, Calvez V. http://aac.asm.org/cgi/content/abstract/47/2/594
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